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Les Grès de Remmy 8 route de Soufflenheim – 67660 Betschdorf
> 03 88 54 44 16
Poterie Burger 15 grand-rue – 67660 Betschdorf
> Tél/ Fax 03 88 54 42 58
Poterie Fortuné Schmitter 47 rue des potiers – 67660 Betschdorf
> 03 88 54 42 74 – Fax 03 88 54 54 91
Poterie Remmy M.M. 16 rue des potiers – 67660 Betschdorf
> 03 88 54 49 38 |
Poterie Claude Schmitter >1 rue Saint Jean – 67660 Betschdorf > 03 88 54 42 95 Poterie Loys Ruhlmann 39 rue des potiers – 67660 Betschdorf
> 03 88 54 50 43
Poterie Albert Greiner magasin : 27 rue des potiers – 67660 Betschdorf
atelier : 2, place de l’Europe – 67930 Beinheim
> 03 88 54 56 57
Poteries “d’ici et d’ailleurs” Christian Krumeich 23 rue des potiers – 67660 Betschdorf
> 03 88 54 40 56
>chezlepotier@orange.fr
> Proposition de séjour en chambres d’hôtes 3 épis label Gîtes de France Cliquez ici
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Les villages de Betschdorf à la lisière du grand massif forestier de Haguenau et Soufflenheim, situé au sud de celle-ci sont connus pour leur poterie.
Avec l’argile ferrugineuse de leur sous-sol, les artisans de Soufflenheim font de la poterie vernissée, vulgairement appelée poterie de terre. Ces poteries sont réalisées en une seule cuisson menée jusqu’à 950° environ. Le tesson restant poreux, permet notamment d’employer ces produits pour la cuisson d’aliments. Leurs couleurs chaudes rendent ces poteries très attrayantes.
Les motifs décoratifs sont peints à l’engobe. Le vernis appliqué sur cru est à base d’alquifoux. Le centre de Soufflenheim est très ancien. Les historiens le font remonter jusqu’au 12ème siècle.
Betschdorf, qui dispose dans son sous-sol d’argiles de l’époque tertiaire, permet à ses artisans de faire de la poterie dure, c’est-à-dire du grès. Il s’agit d’une technique qui s’est développée à partir du 13ème siècle dans d’anciens centres rhénans. Elle consiste à employer des argiles vitrifiables, lesquelles, quand elles sont soumises à des températures dépassant 1200°, deviennent imperméables.
Le grès de Betschdorf fait partie des grès rhénan. Les caractéristiques sont : la couleur grise du tesson, motifs décoratifs où la couleur bleue prédomine, le vernis au sel. La technique a été mise au point aux 15ème et 16ème siècles dans différents centres de la Rhénanie. Le plus important est celui du Westerwald, région située à droite du Rhin à 20km au nord de Coblence.
Ce sont d’ailleurs des artisans de cette région, qui au début du 18ème siècle ont introduit cette industrie chez nous en Alsace. Au départ, il y avait deux centres où l’on commençait à faire du grès :
Betschdorf à partir de 1717 avec les potiers SPITZ, WINGERTER, KRUMEICH, WILMS et BLU.
Saverne après 1724 avec les KRUMEICH, GERHARD, et KNOETGEN.
Un troisième centre s’est constitué un peu plus tard en 1756 avec la famille WINGERTER à Niedersteinbach. Après 1850, il ne restait plus que Betschdorf, où les potiers ont continué à exercer le métier jusqu’à nos jours.
Outre les familles sous-nommées, ont immigré par la suite les KIMMEL, ARNOLD, REMMY, GELHARD, CORZILIUS, BRAUN, WINGENDER et KLEUDGEN. D’autres familles de souche locale se sont intégrées dans le métier du 18ème au 20ème siècle : STAHL, FELTER, SCHMITTER, STUDER, SCHWARTZ, HAEUSSER, THOMMEN, BURGER, FELD, JACKY et RUHLMANN.
La matière de base est l’argile. La terre de Betschdorf est extraite en carrières à ciel ouvert situées à proximité de la rivière Sauer. Elle est stockée quelques mois en-dehors pour subir son hivernage.
Ensuite, le potier prépare sa pâte. La terre de Betschdorf employée seule ne donnerait pas de résultats satisfaisants. Il importe de la mélanger avec une argile complémentaire. L’argile brute est trempée avec la quantité d’eau nécessaire pour obtenir une bonne consistance.
Le malaxeur se charge de broyer, de mélanger, de purifier et de comprimer la matière pour en faire une excellente pâte de tournage. Une des propriétés des argiles vitrifiables est d’être également bien plastique et de se prêter avantageusement au façonnage au tour.
Tout comme par le passé, le potier de Betschdorf réalise la plupart de ses pièces au tour. Créer ses formes est son travail le plus important. Il y consacre toute son habileté et imprime son goût personnel à ses pièces. Le travail au tour est spectaculaire.
Les visiteurs de nos ateliers en sont fascinés. Les pièces une fois tournées, il importe de surveiller leur séchage. C’est à l’état mi-dur que s’appliquent les anses et les garnitures. Il en est de même en ce qui concerne le polissage et la gravure.
Ces derniers travaux ont gagné d’importance depuis que le potier fait des articles en fantaisie. Quand les pièces sont bien sèches, elles passent à la peinture. Les couleurs délayées dans l’eau avec un peu de barbotine sont à la base d’oxydes métalliques. Elles sont appliquées au pinceau. Le bleu de cobalt est la couleur prédominante.
Les pièces sont stockées à l’abri de l’humidité en attendant leur enfournement. Avant d’enfourner, le potier prépare son matériel accessoire : cassettes, couvercles, bâtonnets. Les pièces reposent sur un des bâtonnets d’argile enduits de sable pour éviter aux poteries de coller durant la cuisson. Le four rempli, l’entrée obstruée, suit la mise en feu.
Nous décrivons la cuisson d’un ancien four à bois qui dure 2 jours et 2 nuits. Au départ, l’échauffement doit être lent et progressif pour permettre à l’eau de se dégager.
Les trente premières heures, le feu est alimenté au charbon. Le deuxième jour, la suie finit de se consumer et le four commence à rougir à sa base arrière. Le charbon est alors remplacé par le bois. Le rouge gagne peu à peu la totalité du four.
L’atmosphère du feu, initialement oxydante devient réductrice. Le four fume de plus en plus. Vers la quarantième heure, les flammes apparaissent aux orifices de la voûte. Quand ces dernières se manifestent à tous les trous, on dit que le four flambe. La température est autour de 800°. Quatre à cinq heures de flambée sont nécessaires pour obtenir la vitrification. Quand le potier estime que cette dernière est atteinte, il laisse baisser un peu son feu pour retirer les épreuves. Ce sont des tessons qu’il avait placés à proximité des trous de la voûte.
La couleur et la résonnance de ces tessons le renseignent sur l’état de la cuisson. Il procède au vernissage ou salage. Le sel est projeté dans tous les orifices de la voûte. Sous l’effet de la haute température (1250°), le sel se décompose. Le chlore se sépare du sodium. Ce dernier en contact avec la silice qu’il rencontre à la surface des pièces, rentre en combinaison et donne un verre incolore et très résistant.
C’est le vernissage à chaud qui à l’avantage de prendre peu de temps et de ne nécessiter qu’une seule cuisson. Après le salage, la cuisson est terminée. Une tonne et demie de charbon et plus de 20 stères de bois ont été consumés depuis le début. 300kgs de sel étaient nécessaires pour vernir les pièces. Le refroidissement est brusqué les premières heures, mais par la suite, les alandiers et les trous de salage seront murés pour freiner une baisse trop rapide de la température.
Il faudra attendre cinq à six jours pour pouvoir défourner. Cette opération réserve toujours quelques bonnes ou mauvaises surprises. A un dernier nettoyage des pièces à leur base suit le tri général avant de pouvoir passer à la vente.
Le grès au sel est en régression constante depuis bien des années. Les usines céramiques de quelque importance ont adopté d’autres procédés de vernissage. Ce n’est qu’au stade artisanal que ce genre de fabrication se maintient encore. Pour combien de temps ?
Le grès au sel se faisant de plus en plus rare doit son attrait à sa rusticité. Pour être fait main, il séduit maint acquéreur. A Betschdorf, le touriste trouve une poterie unique en France, un cadeau par excellence.

2 rue de Kuhlendorf – 67660 BETSCHDORF
Tél/Fax : +33 (0)3 88 54 48 07
Mémoire de cette activité ancestrale ce musée est situé dans une magnifique maison à colombages du début du XVIIIe siècle. Vous y découvrirez de riches collections de poteries de grès au sel allant du Moyen Age à nos jours.
Un système de guidage par casque audio vous permettra d’évoluer dans les différentes salles à votre rythme. Il vous sera conté les origines, les techniques et le développement de cet artisanat original. Vous terminerez la visite par la reconstitution d’un atelier de potier, une projection vidéo retraçant les différentes étapes de la fabrication des pots et la découverte éventuelle d’une exposition temporaire.
Ouverture :
Du lundi de Pâques à fin octobre :
du lundi au samedi de 10h à 12h et de 13h à 18h
dimanche de 13h à 18h
(En dehors de cette période, possibilité de visite pour groupes sur réservation)
Tarifs 2010 :
Adultes : 3,50 euros
Etudiants : 1 euro
Enfants (10 à 16 ans) : 1 euro
Enfants de moins de 10 ans : gratuit
Groupes (à partir de 20 personnes) : 2,50 euros.
Galerie Kéramix
16 rue du Dr Deutsch – 67660 Betschdorf
> 03 88 54 46 49
Galerie Winkel Art
8 rue des Francs – 67660 Betschdorf
> 03 88 54 43 68
Atelier LisaHelena
Elisabeth Giess – Artiste Peintre
11 rue du stade – 67660 Betschdorf
>06 08 28 71 69
Pour visualiser le reportage réalisé par TF1 pour le journal de 13h en décembre 2009